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    <title>genre</title>
    <link>https://www.psygenresociete.org/82</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>De Dora à #Metoo : culture du viol, culture de l’inceste et perspectives critiques en psychanalyse</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/556</link>
      <description>Renouvelée par #Metoo, l’identification de la culture du viol — excuse des coupables, responsabilisation des victimes — peut être appliquée à la psychanalyse. Deux moments majeurs de la pensée de Freud sont analysés ici dans cette perspective. Premièrement, en 1897 ; l’abandon de la réalité des violences sexuelles et de l’inceste dans l’enfance des femmes dites hystériques au profit de la théorie du fantasme et du complexe d’Œdipe. Deuxièmement, Fragment d’une analyse d’hystérie (Dora), écrit en 1901, dans lequel Freud cherche à persuader une femme de 18 ans qu’elle est amoureuse de l’homme qui l’a agressée sexuellement à l’âge de 13 ans. La culture du viol s’y révèle massivement à l’œuvre. Quelques auteurs, dont Ferenczi, ont tenté d’affirmer la réalité des violences sexuelles, mais ils ont été rapidement ostracisés. On peut donc distinguer une psychanalyse réactionnaire, justifiant ou invisibilisant les dominations, et une psychanalyse critique, tenant compte des rapports sociaux de dominations et de leurs effets. Strengthened by #Metoo, the identification of rape culture — indulgence for perpetrators, accountability for the victim accountability to psychoanalysis. Two major moments of Freud’s thought are analyzed here from this perspective. First, the replacement in 1897 of the reality of sexual violence and incest in the infancy of so-called hysterical women by of the theory of fantasy and the complex of Oedipus. Secondly, Fragment of an Analysis of Hysteria (Dora), written in 1901, in which Freud seeks to persuade an 18-year-old woman that she is in love with the man who sexually assaulted her when she 13 years old. The culture of rape is massively revealed here. Some authors, including Ferenczi, have tried to affirm the reality of sexual violence, but they were quickly ostracized. One can therefore distinguish a reactionary psychoanalysis, justifying or invisibilizing the dominations, and a critical psychoanalysis, taking into account social relations of dominations and their effects. </description>
      <pubDate>lun., 15 déc. 2025 00:22:20 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 28 déc. 2025 21:34:36 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Les implications éthiques du sadomasochisme : entre Sade et Sacher-Masoch, la vénus en furie</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/517</link>
      <description>Cet article explore les implications éthiques du sadomasochisme à travers les perspectives philosophiques et littéraires de figures clés telles que le Marquis de Sade et Leopold von Sacher-Masoch. Il examine comment ces pratiques, décrites par Krafft-Ebing dans Psychopathia Sexualis, ont suscité des débats sur le consentement et le bien-être des participants. À la lumière des discussions féministes contemporaines, il revient sur la distinction théorique entre sadisme et masochisme proposée par Gilles Deleuze, selon laquelle le masochisme relèverait d’une logique contractuelle. En m’appuyant sur les Confessions de Wanda von Sacher-Masoch, je propose de repenser la question de la domination féminine à partir du point de vue d’une femme engagée dans une relation masochiste. Ce déplacement permet d’interroger les limites du contrat et de penser les questions relatives au consentement. L’article plaide ainsi pour une redéfinition des enjeux éthiques du sadomasochisme à partir de l’écoute des subjectivités et de leurs ambivalences. This article explores the ethical implications of sadomasochism through the philosophical and literary perspectives of key figures such as the Marquis de Sade and Leopold von Sacher-Masoch. It examines how these practices, described by Krafft-Ebing in Psychopathia Sexualis, have sparked debates on consent and the well-being of participants. In light of contemporary feminist discussions, it revisits Gilles Deleuze’s theoretical distinction between sadism and masochism, according to which masochism is rooted in a contractual logic. Drawing on the Confessions of Wanda von Sacher-Masoch, I propose to rethink the question of female domination from the perspective of a woman involved in a masochistic relationship. This shift allows us to interrogate the limits of the contract and to reflect on questions related to consent. The article thus argues for a redefinition of the ethical stakes of sadomasochism through attentive engagement with subjectivities and their ambivalences. </description>
      <pubDate>dim., 15 juin 2025 21:16:08 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 23 juin 2025 20:01:06 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Être fanm poto-mitan, entre idéal sacrificiel et symbole de fortitude : regards pluridisciplinaires et analyse critique féministe</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/475</link>
      <description>En combinant le paradigme critique et les perspectives de la psychologie communautaire et du féminisme, cet article propose une analyse des origines intersectionnelles de l’impératif de force consubstantiel à la figure de fanm poto-mitan, incarnant le rôle prépondérant des femmes dans le foyer et la communauté. Notre démarche reposera sur un argumentaire élaboré à partir de travaux pluridisciplinaires, éclairant la nature intersectionnelle de la figure de fanm poto-mitan et ses potentielles conséquences négatives sur la santé mentale des femmes. Cette contribution théorique s’inscrit dans une démarche engagée de lutte contre les injustices épistémiques et la marginalisation (trop) commune des populations Afro-descendantes, notamment, caribéennes dans les recherches en psychologie. By combining the critical paradigm with perspectives from community psychology and feminism, this article offers an analysis of the intersectional origins of the imperative of strength inherent to the figure of the famn poto-mitan, embodying the pivotal role of women in the household and Creole communities. Our approach relies on a reasoned argumentation drawn from multidisciplinary studies, shedding light on the intersectional nature of the fanm poto-mitan figure and its potential negative consequences on mental health. This theoretical contribution aligns with an engaged effort to combat epistemic injustices and challenge the (all too) common marginalization of the Afro-descendant, particularly Caribbean, population in psychological research. </description>
      <pubDate>sam., 24 mai 2025 15:14:59 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 25 mai 2025 14:39:18 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« En thérapie » (saison 1) : Quand la thérapie (ré)conforte la masculinité hégémonique</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/356</link>
      <description>Début 2021, dans un contexte de dénonciations retentissantes des violences sexistes et sexuelles, Arte diffuse sa série En Thérapie, qui prétend dépeindre la France des attentats de 2015. D’ampleur inattendue, le succès public et critique est immédiat. Pourtant, si cette série nous plonge en 2015, c’est en réalité parce qu’elle met en scène la France d’avant #metoo. On y retrouve l’ordre du monde patriarcal : en thérapie et en-dehors, les hommes, les femmes, les dominants et les subalternes, l’organisation de la binarité hiérarchisée, tout est bien à sa place, et tout va y rester. Son succès, dès lors, interroge : le psy demeurerait-il le dernier personnage à qui nous consentons collectivement à octroyer le monopole de la violence légitime ? Cet article propose de déplier les impensés de cette figuration de la thérapie, en rendant compte des représentations implicites qu’elle charrie, en termes de dominations de genre, race et classe. In early 2021, against a backdrop of resounding denunciations of sexist and sexual violence, Arte is broadcasting its series En Thérapie, which claims to depict France after the attacks of 2015. The series is an unexpected hit with the public and critics alike. However, the series plunges us into 2015 because it actually depicts France before #metoo. The patriarchal world order is there: in and outside therapy, men and women, the dominant and the subordinate, the organization of the hierarchical binarity, everything is in its place, and everything is going to stay there. Its success, then, begs the question: does the shrink remain the last person to whom we collectively agree to grant the monopoly of legitimate violence? This article sets out to unpack the unthought aspects of this figuration of therapy, by looking at the implicit representations it carries, in terms of gender, race and class dominations. </description>
      <pubDate>dim., 01 déc. 2024 16:36:19 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 26 janv. 2025 12:22:42 +0100</lastBuildDate>
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      <title>L’effet du genre sur les attitudes envers différentes formes d’écriture inclusive</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/435</link>
      <description>Dans la littérature scientifique, il a été montré qu’il était possible d’améliorer l’inclusion de tous les genres dans la langue française et minimiser l’androcentrisme associé au masculin générique via l’écriture inclusive (EI). Un des objectifs de la présente étude était d’examiner l’intention d’utiliser l’EI selon les formes qu’elle peut prendre. En tout, 214 participant·e·s ont été exposé·e·s à l’une des sept formes d’EI, puis interrogé·e·s sur leurs attitudes, perceptions de contrôle et de normes comme prédicteurs de l’intention d’utiliser l’EI. Un autre objectif était d’identifier les formes les plus appréciées et dépréciées d’écriture parmi huit variantes (sept formes d’EI et le masculin générique). Il apparaît que, comme attendu, les femmes ont des attitudes plus positives que les hommes envers cette écriture, quelle que soit sa forme, ce qui prédit, en retour, leur plus grande intention de l’utiliser. Certaines formes sont préférées à d’autres, mais ces préférences varient localement selon le genre des participant·e·s, ce qui ouvre des perspectives de recherche. The research showed that it is possible to improve the inclusion of all genders in the French language and minimize the androcentrism associated with the generic masculine via inclusive writing (IW). One of the aims of the study was to examine the intention to use IW in its various forms. A total of 214 participants were exposed to one of seven forms of IW, and then asked about their attitudes, perceptions of control and of norms as predictors of intention to use IW. Another objective was to identify the most appreciated and depreciated forms of writing among 8 eight variants (seven forms of IW and the generic masculine). It appears that, as expected, women have more positive attitudes than men towards IW, whatever its form, which, in turn, predicts their greater intention to use it. Some forms are preferred to others, but vary locally according to the gender of participants, opening up new avenues of research. </description>
      <pubDate>ven., 13 déc. 2024 00:12:42 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 19 déc. 2024 11:16:24 +0100</lastBuildDate>
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    </item>
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      <title>Quelques pistes pour une relecture féministe de la figure de l’hystérique dans la psychanalyse</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/201</link>
      <description>À partir d’une perspective croisée entre psychanalyse et théorie féministe, cet article interroge la pertinence épistémologique et politique de la notion psychanalytique d’hystérie. Pour ce faire, il s’intéresse à la figure de l’hystérique, soit au personnage au-delà de la catégorie psychopathologique. L’article propose ainsi une relecture des grands textes de Freud et de Lacan sur l’hystérie à partir des critiques féministes de Luce Irigaray, Gayle Rubin et Judith Butler, entre autres. Il montre ainsi en quoi l’hystérique fonctionne comme un point de rencontre essentiel entre le champ psychanalytique et celui des féminismes : d’un côté, elle rappelle le lien étroit entre l’inconscient et le politique, de l’autre, elle permet de saisir l’articulation complexe entre genre et désir dans un ordre patriarcal. En ce sens, elle demeure une figure essentielle encore aujourd’hui, à la fois pour les psychanalystes et les féministes. From a cross perspective between psychoanalysis and feminist theory, this paper questions the epistemological and political relevance of the psychoanalytical notion of hysteria. To do so, it focuses on the hysterical woman as a figure beyond the psychopathological category of hysteria. The paper thus proposes to revisit texts by Freud and Lacan on hysteria from the feminist perspective of Luce Irigaray, Gayle Rubin, and Judith Butler, among others. It shows how the hysterical woman works as an essential meeting point between the psychoanalytical field and that of feminisms: on the one hand, she reminds us of the close link between the unconscious and the political, and on the other, she allows us to grasp the complex relation between gender and desire in a patriarchal order. In this sense and even today, she remains an essential figure, for both psychoanalysts and feminists. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:32:08 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 oct. 2023 17:16:02 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’alcoolisme féminin n’existe pas. Réflexion critique sur un concept genré des drogues</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/204</link>
      <description>Classiquement, le terrain dit des « drogues » est perçu comme un espace de pratiques masculines. Cependant, leur diffusion se produit aujourd’hui dans tout le corps social, y compris chez les femmes, participant ainsi à la construction du concept d’alcoolisme féminin. Ce dernier se caractérise par des stéréotypes spécifiques au sein des représentations collectives, présentant la femme consommatrice d’alcool comme une mauvaise mère, une femme vulnérable et soumise à des désordres psychiques. Or, cette assignation de genre a des répercussions sur les femmes usagères, en termes d’accès aux soins, de traitements ou encore de honte. La construction du concept d’alcoolisme féminin apparaît à cet égard comme un moyen de perpétuer le modèle de la différence des genres, au profit des hommes. Classically, the so-called “drugs” field is perceived as a space for masculine practices. However, today their dissemination occurs throughout the social body, including among women, thus participating in the construction of the concept of female alcoholism. The latter is characterized by specific stereotypes within collective representations, presenting the woman who consumes alcohol as a bad mother, a vulnerable woman and as subjected to psychic disorders. However, this gender assignment has repercussions on women users, in terms of access to care, treatment and shame. In this respect, the construction of the concept of female alcoholism appears as a means of perpetuating the model of gender differences, for the benefit of men. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:34:19 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 oct. 2023 17:13:27 +0200</lastBuildDate>
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