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    <title>féminisme</title>
    <link>https://www.psygenresociete.org/81</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Du regard masculin à la norme male gaze</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/483</link>
      <description>Le male gaze peut être compris comme norme visuelle de production d’images de corps genrés, à travers laquelle les corps féminins sont systématiquement représentés comme objet passif de désir et les corps masculins comme sujet actif désirant. Traduit en français par « regard masculin », ce concept est souvent réduit au regard que les hommes portent sur les femmes, dans ou hors du cinéma. Cette interprétation fait écho à l’article fondateur du concept, en 1975, sous la plume de Laura Mulvey, mais invisibilise aujourd’hui un enjeu majeur de la discrimination genrée ordinaire, à savoir l’existence d’une norme visuelle sexiste qui forme tous les regards à voir, juger et représenter différemment les corps féminins des corps masculins. En revenant sur le contexte intellectuel d’élaboration du concept pour mieux m’en extraire, je soutiens que mettre en évidence la norme male-gaze dans la culture visuelle permet de restructurer la lutte pour émanciper tous les corps d’un langage visuel sexiste. Male gaze can be understood as a visual norm in the production of images of gendered bodies, through which female bodies are systematically represented as passive objects of desire and male bodies as active desiring subjects. Translated into French as &quot;regard masculin&quot; (male look) this concept is often reduced to the way men look at women, both within and outside of cinema. This interpretation echoes Laura Mulvey’s article of 1975, who coined the concept, but it obscures nowadays a major issue of everyday gender discrimination, i.e. the existence of a sexist visual norm that trains everybody to see, judge, and represent bodies differently depending on their gender. By revisiting the intellectual context of the concept’s development, I argue that highlighting the male-gaze norm in visual culture allows us to help fighting for the emancipation of all bodies from a sexist visual language. </description>
      <pubDate>sam., 24 mai 2025 15:26:10 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 05 juin 2025 16:04:27 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« En thérapie » (saison 1) : Quand la thérapie (ré)conforte la masculinité hégémonique</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/356</link>
      <description>Début 2021, dans un contexte de dénonciations retentissantes des violences sexistes et sexuelles, Arte diffuse sa série En Thérapie, qui prétend dépeindre la France des attentats de 2015. D’ampleur inattendue, le succès public et critique est immédiat. Pourtant, si cette série nous plonge en 2015, c’est en réalité parce qu’elle met en scène la France d’avant #metoo. On y retrouve l’ordre du monde patriarcal : en thérapie et en-dehors, les hommes, les femmes, les dominants et les subalternes, l’organisation de la binarité hiérarchisée, tout est bien à sa place, et tout va y rester. Son succès, dès lors, interroge : le psy demeurerait-il le dernier personnage à qui nous consentons collectivement à octroyer le monopole de la violence légitime ? Cet article propose de déplier les impensés de cette figuration de la thérapie, en rendant compte des représentations implicites qu’elle charrie, en termes de dominations de genre, race et classe. In early 2021, against a backdrop of resounding denunciations of sexist and sexual violence, Arte is broadcasting its series En Thérapie, which claims to depict France after the attacks of 2015. The series is an unexpected hit with the public and critics alike. However, the series plunges us into 2015 because it actually depicts France before #metoo. The patriarchal world order is there: in and outside therapy, men and women, the dominant and the subordinate, the organization of the hierarchical binarity, everything is in its place, and everything is going to stay there. Its success, then, begs the question: does the shrink remain the last person to whom we collectively agree to grant the monopoly of legitimate violence? This article sets out to unpack the unthought aspects of this figuration of therapy, by looking at the implicit representations it carries, in terms of gender, race and class dominations. </description>
      <pubDate>dim., 01 déc. 2024 16:36:19 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 26 janv. 2025 12:22:42 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Pour une psychologie militante : entretien avec les psychologues ayant fondé l’Association pour le Soin Queer et Féministe</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/287</link>
      <description>Cet échange retranscrit est issu d’une rencontre (effectuée en juillet 2023) entre Sylvie Dalnoky et Yoram Krakowski, qui ont fondé l’Association pour le Soin Queer et Féministe, et deux psychologues membres du comité éditorial de la revue Psychologies, Genre et Société. Il visait à discuter de la création, des valeurs, des missions et du fonctionnement de l’association au sein d’une société où les enjeux de santé sont traversés par des discriminations structurelles. La discussion s’est organisée autour de plusieurs thèmes tels que l’articulation des savoirs scientifiques, militants et cliniques dans l’accompagnement de personnes minorisées et de professionnel·les prenant en charge ces personnes ; ou encore la nécessité de porter un regard holistique permettant d’appréhender les problèmes de santé dans leurs dimensions à la fois médicale, sociale et psychologique. Ces éléments ont conduit à interroger les enjeux, les tensions et les difficultés liés à la pratique d’une psychologie qui milite pour une prise en compte des oppressions sociales. This interview stems from a meeting (held in July 2023) between Sylvie Dalnoky and Yoram Krakowski, founders of the Association pour le Soin Queer et Féministe [Association for queer and feminist care], and two psychologists from the editorial board of the journal Psychologies, Genre et Société. The aim of this interview was to discuss the creation, values, missions and operation of the association in a society where health issues are affected by structural discrimination. The discussion was organized around several themes, such as the combining of scientific, militant and clinical knowledge in the support of minorities and the professionals caring for these populations; and the need of a holistic perspective concerning health problems in its medical, social and psychological dimensions. These themes finally questioned the implications, tensions and difficulties related to the practice of a psychology that advocates for a consideration of social oppressions. </description>
      <pubDate>ven., 26 avril 2024 18:19:53 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 28 mai 2024 05:10:39 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Quelques pistes pour une relecture féministe de la figure de l’hystérique dans la psychanalyse</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/201</link>
      <description>À partir d’une perspective croisée entre psychanalyse et théorie féministe, cet article interroge la pertinence épistémologique et politique de la notion psychanalytique d’hystérie. Pour ce faire, il s’intéresse à la figure de l’hystérique, soit au personnage au-delà de la catégorie psychopathologique. L’article propose ainsi une relecture des grands textes de Freud et de Lacan sur l’hystérie à partir des critiques féministes de Luce Irigaray, Gayle Rubin et Judith Butler, entre autres. Il montre ainsi en quoi l’hystérique fonctionne comme un point de rencontre essentiel entre le champ psychanalytique et celui des féminismes : d’un côté, elle rappelle le lien étroit entre l’inconscient et le politique, de l’autre, elle permet de saisir l’articulation complexe entre genre et désir dans un ordre patriarcal. En ce sens, elle demeure une figure essentielle encore aujourd’hui, à la fois pour les psychanalystes et les féministes. From a cross perspective between psychoanalysis and feminist theory, this paper questions the epistemological and political relevance of the psychoanalytical notion of hysteria. To do so, it focuses on the hysterical woman as a figure beyond the psychopathological category of hysteria. The paper thus proposes to revisit texts by Freud and Lacan on hysteria from the feminist perspective of Luce Irigaray, Gayle Rubin, and Judith Butler, among others. It shows how the hysterical woman works as an essential meeting point between the psychoanalytical field and that of feminisms: on the one hand, she reminds us of the close link between the unconscious and the political, and on the other, she allows us to grasp the complex relation between gender and desire in a patriarchal order. In this sense and even today, she remains an essential figure, for both psychoanalysts and feminists. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:32:08 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 oct. 2023 17:16:02 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Des hommes coupables de leurs désirs : la faute au féminisme ?</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/202</link>
      <description>Depuis les années 1970, le féminisme a montré comment la construction sociale du désir des hommes envers les femmes soutenait le genre comme relation de domination. Ces critiques conduisent aujourd’hui certains hommes désirant les femmes à questionner les déterminations de ces désirs. Or, ces questionnements semblent mener certains hommes à des processus de culpabilisation. Des hommes disent se sentir coupables, mais coupables de quoi ? Notre hypothèse est que cette culpabilité est le signal d’une interprétation biaisée des critiques politiques du désir. Reçues sous la forme d’une injonction morale venant tyranniser le désir, la culpabilité produit alors un effet d’individualisation qui dépolitise et mène à l’oubli du caractère systémique de la domination. Contre l’injonction simpliste à changer son désir, il s’agit de réinjecter de l’inconscient dans la réflexion et d’initier une dialectique entre politique et psychanalyse au sujet de la culpabilité et de ses rapports au fantasme et au désir. Il s’agira de proposer une articulation entre critique politique et remise en mouvement du désir dans les réflexions sur le genre. Since the 1970s, feminism has shown how the social construction of desire toward women is supporting gender as a relationship of domination. These critiques are now leading some men who desire women to question the determinations of these desires. However, this questioning seems to lead some men to processes of guilt. Men say they feel guilty, but guilty of what? Our hypothesis is that this guilt is the signal for a biased interpretation of political critiques of desire. Received in the form of a moral injunction that tyrannizes desire, guilt then produces an individualizing effect that depoliticizes and leads to the oblivion of the systemic character of domination. Against the simplistic injunction to change one’s desire, it is a question of reinjecting the unconscious into the reflection and initiating a dialectic between politics and psychoanalysis about guilt and its relationship to fantasy and desire. The aim is to propose an articulation between political criticism and the reactivation of desire in reflections on gender. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:33:02 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 oct. 2023 16:14:05 +0200</lastBuildDate>
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