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    <title>Varia</title>
    <link>https://www.psygenresociete.org/74</link>
    <description> Fid&amp;egrave;le aux objectifs de la revue, ce premier num&amp;eacute;ro rassemble dix contributions issues de diff&amp;eacute;rentes disciplines telles que la sociologie, l&amp;rsquo;histoire, la psychologie clinique, l&amp;rsquo;art, la psychanalyse et la philosophie. A travers diff&amp;eacute;rentes th&amp;eacute;matiques, il m&amp;ecirc;le travaux de recherche et retours critiques de terrain pour offrir un espace politique de r&amp;eacute;flexion sur la psychologie en lien avec les questions de genre et de sexualit&amp;eacute;. Une premi&amp;egrave;re th&amp;eacute;matique est centr&amp;eacute;e sur la sant&amp;eacute; de populations expos&amp;eacute;es &amp;agrave; des oppressions : la sant&amp;eacute; mentale des personnes trans et des lesbiennes, les injonctions &amp;agrave; la r&amp;eacute;silience individuelle face &amp;agrave; la souffrance sociale, ainsi que les repr&amp;eacute;sentations st&amp;eacute;r&amp;eacute;otyp&amp;eacute;es des femmes faisant face &amp;agrave; des probl&amp;eacute;matiques d&amp;rsquo;alcool. Une seconde th&amp;eacute;matique porte sur certains processus discursifs mis en place par des hommes face &amp;agrave; la violence masculine : la culpabilisation d&amp;eacute;politisante des hommes en proie &amp;agrave; leurs d&amp;eacute;sirs dans un contexte post-meetoo ; l&amp;rsquo;utilisation de la figure f&amp;eacute;minine de la perverse narcissique par des hommes accus&amp;eacute;s de violence conjugale pour se victimiser &amp;agrave; leur tour. La troisi&amp;egrave;me th&amp;eacute;matique porte sur des questions th&amp;eacute;oriques et critiques concernant l&amp;rsquo;utilisation de savoirs psychologiques pour contr&amp;ocirc;ler les femmes d&amp;eacute;fendant des revendications politiques &amp;agrave; la fin du XIX&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, ainsi que sur une r&amp;eacute;flexion artistique et queer accompagn&amp;eacute;e de gravures dont l&amp;rsquo;analyse permet d&amp;rsquo;interroger le processus de placardisation et ses enjeux. Ce num&amp;eacute;ro se termine par la traduction d&amp;rsquo;un article th&amp;eacute;orico-m&amp;eacute;thodologique ayant contribu&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;introduction du poststructuralisme f&amp;eacute;ministe en psychologie. </description>
    <category domain="https://www.psygenresociete.org/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>dim., 23 juil. 2023 02:25:27 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>mar., 31 oct. 2023 17:17:50 +0100</lastBuildDate>
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      <title> </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/189</link>
      <pubDate>ven., 15 sept. 2023 00:28:32 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Construire un dispositif communautaire de santé mentale innovant et sur-mesure : retour sur l’expérience de la permanence d’écoute d’Espace Santé Trans </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/191</link>
      <description>Cet article présente le travail clinique de la permanence d’écoute psychologique de l’association Espace Santé Trans, auprès des personnes trans, non binaires ou en questionnements, tant mineur·es que majeur·es, ainsi que leurs proches. A travers la présentation de situations cliniques, il vise à illustrer la construction de ce dispositif, en lien direct avec les besoins en santé mentale des personnes trans, et directement issus du terrain communautaire. Son originalité réside dans la fonction pivot qu’il constitue pour les personnes trans. Il représente souvent un premier accès au monde associatif trans et/ou un premier pas vers des soins psychiques adaptés. This article presents the clinical work of the Espace Santé Trans’ psychological counseling service, with trans, non-binary or questioning people, both minors and adults, as well as their relatives. Through the presentation of clinical situations, it aims to illustrate the development of this service, directly linked to the mental health needs of trans people, and directly from the community. Its originality lies in the pivotal function it constitutes for trans people. It often represents a first access to the world of trans associations and/or a first step towards appropriate psychological care. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:17:07 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.psygenresociete.org/191</guid>
    </item>
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      <title>Pulsion de mort dans le placard. Un squelette raccommode un zombie : esthétiques queer des relations </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/230</link>
      <description>Grâce à la méthodologie de création-recherche, cet article retrace le chemin poïétique de l’estampe La suture réalisée en 2023. Cette gravure pourrait saisir un sublime en cage, qui esthétiserait les contours du placard dans lequel se serait opéré une défiguration des arts. La figuration, d’abord disséquée dans le spectacle transparent des théâtres anatomiques, aurait fini aseptisée dans les galeries d’art white cube — véritables hétérotopies à la croisée de la chapelle et de la morgue. À l’intérieur des placards, la pulsion de mort (ré)anime zombies et squelettes qui se draguent dans l’espoir d’une suture résurrective. Les esthétiques de l’informe et du difforme seraient alors sorties du bloc opératoire pour venir s’étaler sur le sol des cabinets des psychanalystes, pour risquer d’en (com)prendre les secrets.  Thanks to creative research methodology, this article redraws the poietic journey of the etching entitles “La suture” [The Stitch] made in 2023. This etching seems to describe a sublime in a cage, which aestheticizes the outlines of the closet in which a disfiguration would have happened. The figuration, first dissected in the transparent spectacle of anatomical theaters, would have ended up sterilized in white cube galleries, which are true heterotopias at the crossroads of the chapel and the morgue. Inside the closets, the death drive (re)animates zombies and skeletons, flirting in dispair or in the hopes of a resurrective suture. Aesthetics of the shapeless and the disfigured would then be taken out of the operating room to come spread on the floor of psychanalysts practices and take the risk of dragging out their secrets.1 </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 18:03:02 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Coming outs et santé mentale des lesbiennes adultes : une revue narrative de la littérature </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/194</link>
      <description>Le coming out ne se limite pas à l’annonce de sa non-hétérosexualité au cercle proche mais, du fait de la présomption d’hétérosexualité, peut être répété dans le cadre du travail, de soins, de rencontres amicales ou avec les institutions. La présente revue propose d’étudier les coming outs et leur récurrence chez les lesbiennes adultes et les impacts sur la santé mentale. Quarante-sept textes, majoritairement internationaux, issus de bases de données telles que PubMed ou Google Scholar et portant sur les coming outs chez la population lesbienne ou LGBTQ+ ont été sélectionnés. Les résultats montrent que contraints ou spontanés, ces coming outs sont fréquents et peuvent à la fois être une source de stress, de risque suicidaire et de croissance personnelle, dépendamment de nombreux facteurs tels que l’âge, la race ou le lieu de vie, qui viennent moduler la manière dont la personne se perçoit, le regard que les autres posent sur elle et les possibilités concrètes d’évitement ou de coping (mise en place de stratégies d’ajustement). Ainsi, étudier ces coming outs est important pour appréhender les rapports complexes qu’entretiennent les lesbiennes adultes avec leur environnement, car elles sont particulièrement à risque en termes de santé mentale et invisibilisées du fait de la double discrimination subie. Coming out is not merely the announcement of a non-heterosexuality to close friends and family. Because of heterosexual presumption it can be repeated at work, in health care, with social encounters or with institutions. This review studies coming outs and their recurrence in adult lesbians as well as their impacts on mental health. Forty-seven texts, mostly international, from databases such as PubMed or Google Scholar on coming outs in the lesbian or LGBTQ+ population were selected. The results show that these coming outs, whether they are constraints or spontaneous, are common and can be a source of both stress, suicidal risk and personal growth, depending on many factors such as age, race or living areas. These factors modulate how someone sees themselves, the way others look at them and the concrete possibilities of avoidance or coping. Thus, studying these coming outs is important in understanding the complex relationships that adult lesbians have with their environment, indeed they are notably at risk in terms of mental health and invisibility because of double discrimination. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:22:09 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Les femmes de la Révolution française pour exemples : mises en garde scientistes et méthode historique dans la constitution de la psychologie au début de la IIIe République </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/195</link>
      <description>L’article étudie l’avènement de la psychologie à l’aube du xxe siècle par ses références aux femmes révolutionnaires de 1789 : Charlotte Corday, Anne-Josèphe Terwagne, les émeutières, les foules de femmes. La psychologie mobilise ces évènements historiques pour comprendre les femmes qui investissent l’espace politique de la IIIe République, et pour mieux les diriger : les savoirs psychologiques sont ici sciences de gouvernement. Ces usages sont structurants : définition d’une méthode historique, appropriation d’analyses et d’objets antérieurs et légitimes dans une narration généalogique maîtrisée, recours au passé pour définir et gouverner ces ennemies politiques puis les masses qui prendront leurs traits psychologiques. Dans une concurrence épistémologique avec d’autres disciplines pour le monopole de certains objets et méthodes, et pour une légitimité scientifique et politique, la psychologie se constitue et s’affirme en s’appuyant sur les représentations médicales des femmes révolutionnaires, corpus dont l’influence reste négligée dans l’histoire de la discipline.  The paper examines the advent of psychology at the birth of the 20th century through its references to the revolutionary women of 1789: Charlotte Corday, Anne-Josèphe Terwagne, the rioters, the crowds of women. Psychology mobilizes these historical events to understand the women investing the political space of the Third Republic, and to better control them: here, psychological knowledge is a science of government. These uses are structuring: definition of a historical method, appropriation of previous and legitimate analyses and objects in a controlled genealogical narrative, reliance on the past to define and govern these political enemies and then the masses which will take on the same psychological traits. In an epistemological competition with other disciplines for objects and methods, and for scientific and political legitimacy, psychology constitutes and asserts itself by relying on the medical representations of revolutionary women, a corpus whose influence remains neglected in the discipline’s history. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:23:55 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Poststructuralisme féministe et analyse du discours : contribution à la psychologie féministe </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/197</link>
      <description>Dans cet article, je suggère que le poststructuralisme féministe (Weedon, 1987) recèle un potentiel remarquable pour les psychologues féministes qui cherchent de meilleurs moyens de théoriser le genre et la subjectivité. Certains éléments clefs de cette perspective théorique sont examinés, parmi lesquels le savoir compris comme production sociale et comme intrinsèquement instable, le rôle prépondérant du langage et du discours, ainsi que le décentrement du sujet. L’analyse du discours est abordée comme une méthode de travail qui s’accorde avec la théorie poststructuraliste féministe. Afin d’illustrer cette approche, je présente un exemple issu de mon travail sur la coercition sexuelle telle qu’elle s’exerce sur les femmes dans le contexte des relations hétérosexuelles. In this article I suggest that feminist poststructuralism (Weedon, 1987) is of great potential value to feminist psychologists seeking more satisfactory ways of theorizing gender and subjectivity. Some key elements of this theoretical perspective are discussed, including an understanding of knowledge as socially produced and inherently unstable, an emphasis on the importance of language and discourse, and a decentering of the subject. Discourse analysis is discussed as one way of working that is consistent with feminist poststructuralist theory. To illustrate this approach, an example is presented from my work on the sexual coercion of women within heterosexual relationships. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:26:17 +0200</pubDate>
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      <title>« Elle est perverse narcissique, je sais pas si vous connaissez ce terme… » Les femmes, la perversion narcissique, et les hommes qui en parlent </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/199</link>
      <description>L’article étudie la manière dont des hommes mobilisent la catégorie « perversion narcissique » afin de se constituer comme victimes de leur conjointe. À partir de dix entretiens réalisés avec des hommes déclarant avoir subi des violences de la part d’une femme perverse narcissique et ayant exercé des violences sur elle, il s’agit d’analyser le rôle de la pathologie dans le processus de « victimisation ». L’article explore les conditions d’accès à la catégorie ainsi que le rôle-clé des professionnel·les du champ « psy » dans ce travail de mise en cause. Il s’attache ensuite à analyser la production de la perverse narcissique, caractérisée par ses manipulations permanentes, en montrant que les hommes étudiés se construisent en victimes déresponsabilisées de leur propre violence, qui est interprétée comme le résultat de ruses de la conjointe. La perversion narcissique est ainsi mobilisée dans une optique d’occultation de la violence masculine. This article examines how men use the “perversion narcissique” category in order to establish themselves as victims of their partner. Relying on ten interviews conducted with men who declare having been subjected to acts of violence from a female narcissist and having been violent towards her, this work analyzes the role of this pathology in the victimization process. The article explores the ways to gain access to the category, as well as the key role played by the professionals of the “psy” sector in the causalization process. It then analyzes the construction of the female narcissist, characterized by permanent manipulations, by showing that the men included in this study construct themselves as victims not responsible for their own violence, which is interpreted as the result of the partner’s ruses. Narcissism thus becomes used called upon to conceal masculine violence. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:28:33 +0200</pubDate>
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      <title>Quelques pistes pour une relecture féministe de la figure de l’hystérique dans la psychanalyse </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/201</link>
      <description>À partir d’une perspective croisée entre psychanalyse et théorie féministe, cet article interroge la pertinence épistémologique et politique de la notion psychanalytique d’hystérie. Pour ce faire, il s’intéresse à la figure de l’hystérique, soit au personnage au-delà de la catégorie psychopathologique. L’article propose ainsi une relecture des grands textes de Freud et de Lacan sur l’hystérie à partir des critiques féministes de Luce Irigaray, Gayle Rubin et Judith Butler, entre autres. Il montre ainsi en quoi l’hystérique fonctionne comme un point de rencontre essentiel entre le champ psychanalytique et celui des féminismes : d’un côté, elle rappelle le lien étroit entre l’inconscient et le politique, de l’autre, elle permet de saisir l’articulation complexe entre genre et désir dans un ordre patriarcal. En ce sens, elle demeure une figure essentielle encore aujourd’hui, à la fois pour les psychanalystes et les féministes. From a cross perspective between psychoanalysis and feminist theory, this paper questions the epistemological and political relevance of the psychoanalytical notion of hysteria. To do so, it focuses on the hysterical woman as a figure beyond the psychopathological category of hysteria. The paper thus proposes to revisit texts by Freud and Lacan on hysteria from the feminist perspective of Luce Irigaray, Gayle Rubin, and Judith Butler, among others. It shows how the hysterical woman works as an essential meeting point between the psychoanalytical field and that of feminisms: on the one hand, she reminds us of the close link between the unconscious and the political, and on the other, she allows us to grasp the complex relation between gender and desire in a patriarchal order. In this sense and even today, she remains an essential figure, for both psychoanalysts and feminists. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:32:08 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Des hommes coupables de leurs désirs : la faute au féminisme ? </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/202</link>
      <description>Depuis les années 1970, le féminisme a montré comment la construction sociale du désir des hommes envers les femmes soutenait le genre comme relation de domination. Ces critiques conduisent aujourd’hui certains hommes désirant les femmes à questionner les déterminations de ces désirs. Or, ces questionnements semblent mener certains hommes à des processus de culpabilisation. Des hommes disent se sentir coupables, mais coupables de quoi ? Notre hypothèse est que cette culpabilité est le signal d’une interprétation biaisée des critiques politiques du désir. Reçues sous la forme d’une injonction morale venant tyranniser le désir, la culpabilité produit alors un effet d’individualisation qui dépolitise et mène à l’oubli du caractère systémique de la domination. Contre l’injonction simpliste à changer son désir, il s’agit de réinjecter de l’inconscient dans la réflexion et d’initier une dialectique entre politique et psychanalyse au sujet de la culpabilité et de ses rapports au fantasme et au désir. Il s’agira de proposer une articulation entre critique politique et remise en mouvement du désir dans les réflexions sur le genre. Since the 1970s, feminism has shown how the social construction of desire toward women is supporting gender as a relationship of domination. These critiques are now leading some men who desire women to question the determinations of these desires. However, this questioning seems to lead some men to processes of guilt. Men say they feel guilty, but guilty of what? Our hypothesis is that this guilt is the signal for a biased interpretation of political critiques of desire. Received in the form of a moral injunction that tyrannizes desire, guilt then produces an individualizing effect that depoliticizes and leads to the oblivion of the systemic character of domination. Against the simplistic injunction to change one’s desire, it is a question of reinjecting the unconscious into the reflection and initiating a dialectic between politics and psychoanalysis about guilt and its relationship to fantasy and desire. The aim is to propose an articulation between political criticism and the reactivation of desire in reflections on gender. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:33:02 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Dire sa souffrance ou exister autrement : résiliences individuelles et résistance subalterne </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/203</link>
      <description>À partir d’une interrogation sur les conditions de l’audibilité subalterne et les enjeux de sa réception, cet article analyse la façon dont les récits de résilience, en accaparant toute la sphère du discours sur la souffrance hors-norme, empêchent l’émergence d’émancipations radicales ne disposant d’aucun espace politique pour s’exprimer. En examinant différentes productions de cadrage normatif des expériences émotionnelles, nous expliciterons également la façon dont ces récits alimentent la narration homogène d’une gestion de soi dans un monde incertain. Through the investigation of the conditions of the subaltern’s audibility and the stakes of its reception, this article analyzes the ways in which narratives of resilience, in monopolizing the discursive field of out-of-norm suffering, prevents the emergence of radical forms of emancipation that find no political space for expression. By examining diverse [productions of] normative framings of emotional experiences, I also clarify how these narratives maintain a homogenous narrative of self-management in an uncertain world.  </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:33:36 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>L’alcoolisme féminin n’existe pas. Réflexion critique sur un concept genré des drogues </title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/204</link>
      <description>Classiquement, le terrain dit des « drogues » est perçu comme un espace de pratiques masculines. Cependant, leur diffusion se produit aujourd’hui dans tout le corps social, y compris chez les femmes, participant ainsi à la construction du concept d’alcoolisme féminin. Ce dernier se caractérise par des stéréotypes spécifiques au sein des représentations collectives, présentant la femme consommatrice d’alcool comme une mauvaise mère, une femme vulnérable et soumise à des désordres psychiques. Or, cette assignation de genre a des répercussions sur les femmes usagères, en termes d’accès aux soins, de traitements ou encore de honte. La construction du concept d’alcoolisme féminin apparaît à cet égard comme un moyen de perpétuer le modèle de la différence des genres, au profit des hommes. Classically, the so-called “drugs” field is perceived as a space for masculine practices. However, today their dissemination occurs throughout the social body, including among women, thus participating in the construction of the concept of female alcoholism. The latter is characterized by specific stereotypes within collective representations, presenting the woman who consumes alcohol as a bad mother, a vulnerable woman and as subjected to psychic disorders. However, this gender assignment has repercussions on women users, in terms of access to care, treatment and shame. In this respect, the construction of the concept of female alcoholism appears as a means of perpetuating the model of gender differences, for the benefit of men. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:34:19 +0200</pubDate>
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