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    <title>situated knowledge</title>
    <link>https://www.psygenresociete.org/298</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Savoirs situés contre neutralité bidon : la galère des minorités face à la psychologie des privilégié·e·s</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/347</link>
      <description>Je suis un mec cis, bisexuel et racisé. Je dis tout ça parce que, comme un paquet de genTEs, je suis convaincu que la place que l’on occupe dans la société détermine en grande partie nos idées, pensées, actions et comportements. Or, la recherche en psychologie sociale est menée presque exclusivement par des groupes sociaux qui jouissent de hauts statuts et accumulent pas mal de privilèges. Sauf que même si ces chercheurSEs pensent adopter une démarche totalement neutre dans l’élaboration du savoir scientifique, iels développent en réalités des théories et des méthodologies situées, largement influencées par l’idéologie dominante. Dans ce texte, avec une perspective de personne non-blanche, je tente de questionner la manière dont des chercheurSEs non-concernéEs par des oppressions systémiques étudient des phénomènes sociaux qui sont à mille lieues de leurs expériences de vies. Le hic, c’est qu’assumer sa positionnalité expose les chercheurSEs subissant les rapports de domination à des processus subtils de silenciation, de délégitimation, ainsi qu’à des critiques régulières d’un point de vue considéré « trop subjectif ».  I am a cisgender, bisexual, racialized man. I mention this because, like many, I believe that our place in society largely shapes our ideas, thoughts, actions, and behaviors. Research in Social Psychology, however, is conducted almost exclusively by social groups with high status and considerable privilege. Even though these researchers believe they are following a completely neutral approach in developing scientific knowledge, they are actually producing theories and methodologies that are situated, heavily influenced by dominant ideologies. In this text, from a non-white perspective, I question how researchers who are not directly affected by systemic oppression study social phenomena far removed from their lived experiences. The challenge is that acknowledging one’s positionality exposes researchers subject to power imbalances to subtle processes of silencing, delegitimization, and frequent criticism for having a viewpoint considered « too subjective ». </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 19:58:38 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 01 déc. 2024 16:46:05 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Pour une psychologie militante : entretien avec les psychologues ayant fondé l’Association pour le Soin Queer et Féministe</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/287</link>
      <description>Cet échange retranscrit est issu d’une rencontre (effectuée en juillet 2023) entre Sylvie Dalnoky et Yoram Krakowski, qui ont fondé l’Association pour le Soin Queer et Féministe, et deux psychologues membres du comité éditorial de la revue Psychologies, Genre et Société. Il visait à discuter de la création, des valeurs, des missions et du fonctionnement de l’association au sein d’une société où les enjeux de santé sont traversés par des discriminations structurelles. La discussion s’est organisée autour de plusieurs thèmes tels que l’articulation des savoirs scientifiques, militants et cliniques dans l’accompagnement de personnes minorisées et de professionnel·les prenant en charge ces personnes ; ou encore la nécessité de porter un regard holistique permettant d’appréhender les problèmes de santé dans leurs dimensions à la fois médicale, sociale et psychologique. Ces éléments ont conduit à interroger les enjeux, les tensions et les difficultés liés à la pratique d’une psychologie qui milite pour une prise en compte des oppressions sociales. This interview stems from a meeting (held in July 2023) between Sylvie Dalnoky and Yoram Krakowski, founders of the Association pour le Soin Queer et Féministe [Association for queer and feminist care], and two psychologists from the editorial board of the journal Psychologies, Genre et Société. The aim of this interview was to discuss the creation, values, missions and operation of the association in a society where health issues are affected by structural discrimination. The discussion was organized around several themes, such as the combining of scientific, militant and clinical knowledge in the support of minorities and the professionals caring for these populations; and the need of a holistic perspective concerning health problems in its medical, social and psychological dimensions. These themes finally questioned the implications, tensions and difficulties related to the practice of a psychology that advocates for a consideration of social oppressions. </description>
      <pubDate>ven., 26 avril 2024 18:19:53 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 28 mai 2024 05:10:39 +0200</lastBuildDate>
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