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    <title>stereotypes</title>
    <link>https://www.psygenresociete.org/211</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>« En thérapie » (saison 1) : Quand la thérapie (ré)conforte la masculinité hégémonique</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/356</link>
      <description>Début 2021, dans un contexte de dénonciations retentissantes des violences sexistes et sexuelles, Arte diffuse sa série En Thérapie, qui prétend dépeindre la France des attentats de 2015. D’ampleur inattendue, le succès public et critique est immédiat. Pourtant, si cette série nous plonge en 2015, c’est en réalité parce qu’elle met en scène la France d’avant #metoo. On y retrouve l’ordre du monde patriarcal : en thérapie et en-dehors, les hommes, les femmes, les dominants et les subalternes, l’organisation de la binarité hiérarchisée, tout est bien à sa place, et tout va y rester. Son succès, dès lors, interroge : le psy demeurerait-il le dernier personnage à qui nous consentons collectivement à octroyer le monopole de la violence légitime ? Cet article propose de déplier les impensés de cette figuration de la thérapie, en rendant compte des représentations implicites qu’elle charrie, en termes de dominations de genre, race et classe. In early 2021, against a backdrop of resounding denunciations of sexist and sexual violence, Arte is broadcasting its series En Thérapie, which claims to depict France after the attacks of 2015. The series is an unexpected hit with the public and critics alike. However, the series plunges us into 2015 because it actually depicts France before #metoo. The patriarchal world order is there: in and outside therapy, men and women, the dominant and the subordinate, the organization of the hierarchical binarity, everything is in its place, and everything is going to stay there. Its success, then, begs the question: does the shrink remain the last person to whom we collectively agree to grant the monopoly of legitimate violence? This article sets out to unpack the unthought aspects of this figuration of therapy, by looking at the implicit representations it carries, in terms of gender, race and class dominations. </description>
      <pubDate>dim., 01 déc. 2024 16:36:19 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 26 janv. 2025 12:22:42 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Ni homme, ni enfant : la place de la femme qui revient du jihad au prisme de l’intersection des préjugés et des méthodologies</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/334</link>
      <description>Depuis 2014-2015, la coalition internationale a mené des interventions contre le groupe terroriste Daesh, entraînant le retour en France d’individus « revenant·es » du jihad. Parmi ces individus, les femmes ne bénéficient pas du même traitement médiatique et juridique que les hommes : la France appliquant une politique de rapatriement « au cas par cas » des femmes et des enfants. Cette recherche examine les représentations sociales et médiatiques des femmes « revenantes » en France et leur impact sur les opinions concernant leur réinsertion. Quatre études ont été menées dans une optique de triangulation : des entretiens (N = 16) ; une tâche d’association libre (N = 1237) ; un questionnaire en ligne (N = 757) ; et une analyse d’articles de presse (N = 546). Plusieurs points principaux peuvent être mis en évidence : la représentation des « revenant·es » comme une figure exclusivement masculine ; la perception de la femme comme un intermédiaire entre l’enfant et l’homme en matière d’agentivité ; l’association entre femmes et enfants ; et la représentation de la femme « revenante » selon des caractéristiques stéréotypiques associées à la femme Musulmane. Ces résultats soulèvent des questions sur l’intérêt d’appréhender les femmes « revenantes » au prisme de l’intersectionnalité et sur les apports de la triangulation et de l’ancrage dans une psychologie sociale sociétalement ancrée. Since 2014-2015, the international coalition has carried out interventions against the terrorist group ISIS, resulting in the return to France of individuals “jihad returnees”. Among these individuals, women do not receive the same media and legal treatment as men: with France applying a “case-by-case” repatriation policy for women and children. This research examines social and media representations of women “returnees” in France and their impact on opinions concerning their reintegration. Four studies were carried out with a view to triangulation: interviews (N= 16); a free association task (N= 1237); an online questionnaire (N= 757); and an analysis of press articles (N = 546). Several main points can be highlighted: The representation of “returnees” as an exclusively male figure; the perception of women as intermediaries between children and men in terms of agency; the association between women and children; and the representation of “returnee” women according to stereotypical characteristics associated with Muslim women. These results raise questions about the value of understanding “returnee” women through the prism of intersectionality; and about the contributions of triangulation and anchoring in a socially rooted social psychology. </description>
      <pubDate>dim., 17 nov. 2024 16:30:12 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 22 nov. 2024 17:09:37 +0100</lastBuildDate>
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      <title>L’alcoolisme féminin n’existe pas. Réflexion critique sur un concept genré des drogues</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/204</link>
      <description>Classiquement, le terrain dit des « drogues » est perçu comme un espace de pratiques masculines. Cependant, leur diffusion se produit aujourd’hui dans tout le corps social, y compris chez les femmes, participant ainsi à la construction du concept d’alcoolisme féminin. Ce dernier se caractérise par des stéréotypes spécifiques au sein des représentations collectives, présentant la femme consommatrice d’alcool comme une mauvaise mère, une femme vulnérable et soumise à des désordres psychiques. Or, cette assignation de genre a des répercussions sur les femmes usagères, en termes d’accès aux soins, de traitements ou encore de honte. La construction du concept d’alcoolisme féminin apparaît à cet égard comme un moyen de perpétuer le modèle de la différence des genres, au profit des hommes. Classically, the so-called “drugs” field is perceived as a space for masculine practices. However, today their dissemination occurs throughout the social body, including among women, thus participating in the construction of the concept of female alcoholism. The latter is characterized by specific stereotypes within collective representations, presenting the woman who consumes alcohol as a bad mother, a vulnerable woman and as subjected to psychic disorders. However, this gender assignment has repercussions on women users, in terms of access to care, treatment and shame. In this respect, the construction of the concept of female alcoholism appears as a means of perpetuating the model of gender differences, for the benefit of men. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:34:19 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 oct. 2023 17:13:27 +0200</lastBuildDate>
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