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    <title>épistémologie</title>
    <link>https://www.psygenresociete.org/175</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Les injustices épistémiques à l’ère du #MeToo : la décrédibilisation des personnes survivantes au profit du statu quo</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/461</link>
      <description>Malgré les avancées des dernières années propulsées par les dénonciations du mouvement #MeToo, les contrecoups se font ressentir et ne sont pas sans conséquence sur les personnes survivantes. À travers une analyse critique d’un reportage journalistique qui expose les « dérapages » du mouvement #MoiAussi, cet article examine les injustices épistémiques auxquelles les personnes survivantes de violences sexuelles peuvent être exposées. D’abord, l’article met en lumière comment l’ambivalence et le caractère émotionnel des femmes peut être utilisé pour discréditer la dénonciation, faisant état d’un cas typique d’injustice testimoniale. Ensuite, l’article relate les processus épistémiques qui sous-tendent l’intérêt des reportages médiatiques à s’intéresser aux « fausses dénonciations ». Enfin, l’article fait état des conséquences possibles de la publication de tels reportages sur les futures dénonciations et sur le bien-être des personnes survivantes. Cette réflexion critique s’inscrit dans une contribution théorique à l’analyse des violences épistémiques produites par les médias. Despite the advances of recent years propelled by the testimonies of the #MeToo movement, the aftershocks are being felt and are not without consequences for survivors. Through a critical analysis of a journalistic report that exposes the &quot;slippages&quot; of the #MeToo movement, this article examines the epistemic injustices to which survivors of sexual violence may be exposed. First, the article highlights how women’s ambivalence and emotional character can be used to discredit their testimonies, reporting on a typical case of testimonial injustice. Next, the article recounts the epistemic processes underlying the interest of media reporting the &quot;false testimonies&quot;. Finally, the article discusses the possible consequences of the publication of such reports on future testimonies and on the well-being of survivors. This critical reflection takes part in a theoretical contribution to the analysis of epistemic violence produced by the media. </description>
      <pubDate>sam., 14 déc. 2024 23:07:02 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>sam., 14 déc. 2024 23:43:40 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Les femmes de la Révolution française pour exemples : mises en garde scientistes et méthode historique dans la constitution de la psychologie au début de la IIIe République</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/195</link>
      <description>L’article étudie l’avènement de la psychologie à l’aube du xxe siècle par ses références aux femmes révolutionnaires de 1789 : Charlotte Corday, Anne-Josèphe Terwagne, les émeutières, les foules de femmes. La psychologie mobilise ces évènements historiques pour comprendre les femmes qui investissent l’espace politique de la IIIe République, et pour mieux les diriger : les savoirs psychologiques sont ici sciences de gouvernement. Ces usages sont structurants : définition d’une méthode historique, appropriation d’analyses et d’objets antérieurs et légitimes dans une narration généalogique maîtrisée, recours au passé pour définir et gouverner ces ennemies politiques puis les masses qui prendront leurs traits psychologiques. Dans une concurrence épistémologique avec d’autres disciplines pour le monopole de certains objets et méthodes, et pour une légitimité scientifique et politique, la psychologie se constitue et s’affirme en s’appuyant sur les représentations médicales des femmes révolutionnaires, corpus dont l’influence reste négligée dans l’histoire de la discipline.  The paper examines the advent of psychology at the birth of the 20th century through its references to the revolutionary women of 1789: Charlotte Corday, Anne-Josèphe Terwagne, the rioters, the crowds of women. Psychology mobilizes these historical events to understand the women investing the political space of the Third Republic, and to better control them: here, psychological knowledge is a science of government. These uses are structuring: definition of a historical method, appropriation of previous and legitimate analyses and objects in a controlled genealogical narrative, reliance on the past to define and govern these political enemies and then the masses which will take on the same psychological traits. In an epistemological competition with other disciplines for objects and methods, and for scientific and political legitimacy, psychology constitutes and asserts itself by relying on the medical representations of revolutionary women, a corpus whose influence remains neglected in the discipline’s history. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:23:55 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 oct. 2023 16:57:58 +0200</lastBuildDate>
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