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    <title>masculinité</title>
    <link>https://www.psygenresociete.org/142</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>« En thérapie » (saison 1) : Quand la thérapie (ré)conforte la masculinité hégémonique</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/356</link>
      <description>Début 2021, dans un contexte de dénonciations retentissantes des violences sexistes et sexuelles, Arte diffuse sa série En Thérapie, qui prétend dépeindre la France des attentats de 2015. D’ampleur inattendue, le succès public et critique est immédiat. Pourtant, si cette série nous plonge en 2015, c’est en réalité parce qu’elle met en scène la France d’avant #metoo. On y retrouve l’ordre du monde patriarcal : en thérapie et en-dehors, les hommes, les femmes, les dominants et les subalternes, l’organisation de la binarité hiérarchisée, tout est bien à sa place, et tout va y rester. Son succès, dès lors, interroge : le psy demeurerait-il le dernier personnage à qui nous consentons collectivement à octroyer le monopole de la violence légitime ? Cet article propose de déplier les impensés de cette figuration de la thérapie, en rendant compte des représentations implicites qu’elle charrie, en termes de dominations de genre, race et classe. In early 2021, against a backdrop of resounding denunciations of sexist and sexual violence, Arte is broadcasting its series En Thérapie, which claims to depict France after the attacks of 2015. The series is an unexpected hit with the public and critics alike. However, the series plunges us into 2015 because it actually depicts France before #metoo. The patriarchal world order is there: in and outside therapy, men and women, the dominant and the subordinate, the organization of the hierarchical binarity, everything is in its place, and everything is going to stay there. Its success, then, begs the question: does the shrink remain the last person to whom we collectively agree to grant the monopoly of legitimate violence? This article sets out to unpack the unthought aspects of this figuration of therapy, by looking at the implicit representations it carries, in terms of gender, race and class dominations. </description>
      <pubDate>dim., 01 déc. 2024 16:36:19 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>dim., 26 janv. 2025 12:22:42 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Des hommes coupables de leurs désirs : la faute au féminisme ?</title>
      <link>https://www.psygenresociete.org/202</link>
      <description>Depuis les années 1970, le féminisme a montré comment la construction sociale du désir des hommes envers les femmes soutenait le genre comme relation de domination. Ces critiques conduisent aujourd’hui certains hommes désirant les femmes à questionner les déterminations de ces désirs. Or, ces questionnements semblent mener certains hommes à des processus de culpabilisation. Des hommes disent se sentir coupables, mais coupables de quoi ? Notre hypothèse est que cette culpabilité est le signal d’une interprétation biaisée des critiques politiques du désir. Reçues sous la forme d’une injonction morale venant tyranniser le désir, la culpabilité produit alors un effet d’individualisation qui dépolitise et mène à l’oubli du caractère systémique de la domination. Contre l’injonction simpliste à changer son désir, il s’agit de réinjecter de l’inconscient dans la réflexion et d’initier une dialectique entre politique et psychanalyse au sujet de la culpabilité et de ses rapports au fantasme et au désir. Il s’agira de proposer une articulation entre critique politique et remise en mouvement du désir dans les réflexions sur le genre. Since the 1970s, feminism has shown how the social construction of desire toward women is supporting gender as a relationship of domination. These critiques are now leading some men who desire women to question the determinations of these desires. However, this questioning seems to lead some men to processes of guilt. Men say they feel guilty, but guilty of what? Our hypothesis is that this guilt is the signal for a biased interpretation of political critiques of desire. Received in the form of a moral injunction that tyrannizes desire, guilt then produces an individualizing effect that depoliticizes and leads to the oblivion of the systemic character of domination. Against the simplistic injunction to change one’s desire, it is a question of reinjecting the unconscious into the reflection and initiating a dialectic between politics and psychoanalysis about guilt and its relationship to fantasy and desire. The aim is to propose an articulation between political criticism and the reactivation of desire in reflections on gender. </description>
      <pubDate>dim., 17 sept. 2023 15:33:02 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 26 oct. 2023 16:14:05 +0200</lastBuildDate>
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